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- Style : Akphaezya, 6:33
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DIABLO SWING ORCHESTRA - Pacifisticuffs (2017)
Par VOLTHORD le 12 Février 2018          Consultée 2635 fois

Dans la famille avant-gardiste de bonne société, filière ambiance de MJC et option arts du cirque, on demande l’album qui finit l’année en beauté : "Pacifisticuffs" des Suédois gentiments fifous de DIABLO SWING ORCHESTRA (DSO). C’en est d’autant plus étonnant que j’avais perdu de vue la formation, et d’autant plus notable que l’année n’a pas été la plus fantastique qui soit. Se retrouver avec ce gueuleton d’amuse-gueules pour les fêtes a été on ne peut plus adapté.
Pour ceux et celles dans la salle qui ne connaissent pas DIABLO SWING ORCHESTRA, j’aimerais vous demander : mais que faisiez ces dix dernières années ? Allez, faites-vous un petit rail de "Sing Along Songs For The Damned & Delirious" ("SASFTD&D") et reprenez le train en marche !

On oublie deux secondes la faute de goût qu’est cet artwork pas moche mais tellement sérieux qu’il nous ferait regretter le choix graphique douteux de "SASFTD&D". Non, DIABLO SWING ORCHESTRA ne fait pas du prog futuriste et 5 ans après la Piñata de demi-figues et de demi-raisins de 2012, il passe le cap du quatrième album en redonnant un coup de boost incroyable à sa formule originelle.

Toujours Swing à n’en plus finir, comme un corps en béton armé coulé depuis le détonant "Balrog Boogie", le groupe parvient tout de même à trouver des routes nouvelles pour un rollercoaster inspiré.

Tout d’abord, l’arme de gauche est la nouvelle chanteuse Kristin Evegård qui emprunte plus à Tori AMOS et Kate BUSH qu’aux envolées lyriques exagérément délicieuses de AnnLouice Lögdlund. Le point commun entre les deux chanteuses étant décidément ce refus de ne pas faire les choses à moitié quitte à déplaire à ceux qui trouveront cela caricatural. Entre le survolté et le sensuel, nettement plus Pop Rock dans un sens 80s du terme, libéré et chaleureux à la fois, le rapprochement avec nos Françaises d’Asphodel (CHENILLE, PIN-UP WENT DOWN) et Nehl Aëlin (AKPHAEZYA) me paraît ici adapté bien qu’incomplet. Au-delà du melting-pot de genres que le groupe arrive de nouveau à toucher, c’est le méli-mélo de "Ode To The Innocent" qui me semble être la plus belle preuve du talent de dame Evegård : titre langoureux aux multiples revers de voix, il aurait sans doute été rendu pénible par une interprétation monolithique, et est ici magnifié par la prestation vocale.

L’arme de droite est un machine gun à bubble gums d’idées démentes et novatrices. L’emphase sur les trompettes et les rythmiques dansantes fait son oeuvre comme à l'accoutumée (de l’explosif "The Age Of Vulture Culture" au plus formulaïque mais clairement efficace "Karma Bonfire"), et DSO trouve encore des chemins où l’herbe est bleue ("Porch Of Perception", "Knucklehugs (Arm Yourself With Love"), où les fanfares ont une chorégraphie militaro-cartoonesques ("Superhero Jagganath", ma limite avec cet album), où l’on fait quelques pas de Tango langoureux mais dangereux ("Lady Clandestine Chainbreaker"), où ABBA peut se mélanger gentiment avec le "Little Earthquakes" de Tori AMOS ("Jigsaw Hustle" et son énergie incroyable), et où l’on peut s’éclairer à la bougie pour un dernier cabaret noir (cet émotif "Climbing The Eyewall" qui nous laisse presque sur notre faim en cette splendide fin).

DSO vire parfois au comique trop grotesque pour être pris au sérieux. "Knucklehugs (Arm Yourself With Love)" est en cela une ouverture d’album qui laisserait craindre le pire alors qu’il n’est qu’un avant goût de nuances qui viendront s’élargir sur les autres titres. Seul "Superhero Jagganath" et son côté hymne à la joie et fanfare poussée à l’excès, s’additionnant à un gimmick lounge me rappelant les reprises de MAX RAABE (qui est amusant mais trouve très vite ses limites lui aussi) me fait systématiquement cliquer sur "Next" ou profondément soupirer.
Au-delà de ça, il manque encore quelques titres grandioses pour parler d’un album révolutionnaire, ainsi qu’un réel parti pris dans la prod (pourquoi ne pas forcer davantage ces foutues guitares rythmiques et leur donner toute l’énergie qu’elles méritent ?)... Mais autant dire que les albums comme celui-ci n’ont pas vraiment couru les rues en 2017 et chaque titre a un potentiel dansant tellement énorme qu’il est difficile d’avoir le popotin qui boude son plaisir. Pas un chef d’œuvre, mais une sacrée performance.

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- Daniel Håkansson (guitare, chant)
- Pontus Mantefors (guitare, synthés)
- Anders 'andy' Johansson (basse)
- Johannes Bergion (violoncelle)
- Martin Isaksson (trompette)
- Daniel Hedin (trombone)
- Johan Norbäck (batterie, percus)
- Kristin Evegård (chant, piano)


1. Knucklehugs (arm Yourself With Love)
2. The Age Of Vulture Culture
3. Superhero Jagganath
4. Vision Of The Purblind
5. Lady Clandestine Chainbreaker
6. Jigsaw Hustle
7. Pulse Of The Incipient
8. Ode To The Innocent
9. Interruption
10. Cul-de-sac Semantics
11. Karma Bonfire
12. Climbing The Eyewall
13. Porch Of Perception



             



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