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EPIC HEAVY DOOM  |  STUDIO

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ATLANTEAN KODEX - The White Goddess (2013)
Par JEFF KANJI le 24 Avril 2020          Consultée 229 fois

Le retour d'ATLANTEAN KODEX, sans dire qu'il était attendu, était guetté de près dans l'underground après une série d'EP, de démos, et même de Lives toujours plus encourageants. Le commun des mortels (dont je fais partie) était lui loin de se douter de ce que ce quintette allemand allait réussir comme tour de force : s'imposer dans le paysage (certes restreint) du Metal Épique qui connaissait encore peu de concurrent sérieux à un MANILLA ROAD bien vivace.

Il faut dire que cette mouvance Doom traditionnel a vu quelques formations comme DOOMSWORD, GRAND MAGUS ou encore BATTLEROAR s'aventurer sur ces terres inhospitalières en proposant un Heavy très lourd qui ne donnait pas dans l'hommage au SABB', mais qui cherchait à poser des ambiances. Et dans ce domaine, ATLANTEAN KODEX est un maître. Ses forces comme ses faiblesses contribuent à édifier un recueil qui transpire les aventures épiques de Robert E. Howard comme aucun groupe n'y était jamais parvenu jusqu'à lors. Même MANOWAR, qui dans les eighties possédait les arguments, n'a jamais pu pousser le bouchon aussi loin.

Markus Becker n'est pas le plus grand vocaliste de la création, mais ses limites lui permettent de sublimer son interprétation, car il se donne à fond. Sa prestation authentique a bien quelques écueils (notamment sa tendance à détonner vers l'aigu, et un manque de précision qui rend les chœurs parfois durs à encaisser, comme sur "White Goddess Unveiled"). Mais parfois, la force des mélodies permet de dépasser ça. Le meilleur exemple c'est sans aucun doute "Sol Invictus" qui possède le refrain le plus maousse costaud du style depuis longtemps, et peut-être même l'un des plus grands du Doom tout entier (sur un morceau qui ne l'est pas tant que ça).

C'est le marteau de Thor, ou l'épée atlante de Conan qui vous tombe sur le coin de la tronche avec ces refrains, et cela ne serait rien si la batterie, gorgée de réverb ne donnait pas l'impression d'être surdimensionnée, comme les riffs, tout sauf subtils, dont la compression brutale tue les nuances tout en les transformant en brique. Et puis il y a cette tendance, qu'avait déjà le groupe sur "The Golden Bough", à prendre le temps de raconter ses histoires, ce qui pourrait décourager les amateurs d'immédiateté, d'efficacité, et de formats courts. Mais en fait, cela est une vraie force, car lesdites histoires deviennent des épopées, triturées par des guitares mélodiques comme autant d'alcôves et d'arches pour cette cathédrale austère et héroïque. Alors certes on n'évite pas quelques menues longueurs, mais outre cette quête légendaire, il y a des mélodies qui restent pour la postérité ("Sol Invictus", "Heresiarch").

"The White Goddess" va poser ATLANTEAN KODEX sur l'échiquier et créera de très grosses attentes, bénéficiant en outre de peu de concurrence, 2013 n'ayant pas été un très grand cru pour le Heavy Metal d'une manière générale, si l'on excepte un Live de SABATON et un retour en grande forme de SAXON.

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   (3 chroniques)



- Mario Weiss (batterie, piano)
- Michael Koch (guitare)
- Markus Becker (chant)
- Florian Kreuzer (basse)
- Manuel Trummer (guitare)


1. Trumpets Of Doggerland
2. Sol Invictus
3. Bilwis
4. Heresiarch
5. Twelve Stars And An Azure Gown
6. Der Untergang Der Stadt Passau
7. Enthroned In Clouds And Fire
8. White Goddess



             



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