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2016 Violator
 

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VREDEHAMMER - Violator (2016)
Par MEFISTO le 11 Avril 2016          Consultée 2169 fois

Et si un ancien guitariste live d’ABBATH essayait de créer une musique aussi tonifiante et incisive que le maître frigorifique ? C’est un peu ce qu’est en train de faire le Norvégien Per Valla avec son molosse VREDEHAMMER, un solide spécimen de Death Black mélodique qui ne laisse personne indifférent depuis sa création en 2009. D’abord un projet solo de Per Vala, l’embryon a rapidement grossi pour devenir un monstre à trois têtes capable de ravager un bloc de maisons en deux temps trois mouvements.

"Violator" (pas de clin d'œil au cultissime album de DEPECHE MODE, on s'en doutait) porte extrêmement bien son nom, car VREDEHAMMER viole nos sens sans ménagement avec ces sept plages en titane. Offensive, directe, pachydermique, cette musique est un vrai tsunami qui vous fait tournoyer la tête pendant 33 minutes bien tassées.

Premier réflexe de chroniqueur aguerri : j’ai voulu savoir qui avait réalisé cette tonne de brique tellement il s’agit de la production idéale pour ce genre. Après avoir choisi Jacob Hansen pour tenir les manettes sur son premier album, VREDEHAMMER a opté cette fois pour Stamos Koliousis (le type derrière les derniers très bons albums studio d'ISKALD et KEEP OF KALESSIN). Et laissez-moi vous dire que "Violator" ne coule de nulle part ! Le vaisseau est bardé et étanche. Le trio guitare-basse-batterie est adroitement enregistré, de sorte que chaque riff, chaque tum et chaque vibration sont sublimés dans un groove contagieux, d'une lourdeur peu commune. On dirait un troupeau de mammouths qui écrase tout sur son passage. Non vraiment, bravo Stamos, je te réengage demain matin ! Je prie maintenant pour que VREDEHAMMER conserve cette facture limpide.

Même si l'album ne comporte que sept morceaux et ne devrait logiquement pas s'étirer en longueur, il aurait été facile de réunir les salves les plus percutantes au début. Mais non, l'équilibre est parfait et se moule autour des trois pièces-phares "Light The Fucking Sky", "Violator" et Cyclone". Les interstices, dira-t-on, ne sont pas nécessairement moins accrocheuses, mais quelques-unes d'entre elles tranchent avec le modèle rentre-dedans si efficace du combo. Citons "Ursus" et sa mélodie agréable et la très suédoise "Deadfall". Pour le reste, "Spawn Tyrant" est un brûlot impossible à contrer, tandis que la clôture "Blodhevn" rend justice à l'ensemble, même si elle est peut-être moins ravageuse que les six abordages précédents. La colonne des positifs est donc largement triomphante.

Et parmi ces nombreuses réussites, l'efficience de ce Blackened Death remonte à la surface. "Violator" incarne le vœu du métalleux moyen : il coupe dans le gras pour contenter les amateurs de Metal sans concession et il ratisse assez large avec ses riffs et mélodies pour assouvir le fan, comme moi, de Metal à couches multiples. Même si les passages atmos sont presque inexistants, je suis complètement charmé par ce molosse aux crocs bavant de talent. Une bête qui se fout des conventions et qui trouve le centre du labyrinthe aisément. Une bête osant des titres irrévérencieux comme "Light The Fucking Sky", "Violator" et "Cyclone" ne peut qu'être spécialement… atteint.

J'ai illico pensé à une Sélection pour ce violeur de neurones, car même si la teneur en surprises est limitée, les vertus des morceaux sont si évidentes que la dépendance est quasiment impossible à repousser. Le groupe se positionne parmi les meilleures jeunes entités Death/Black, grâce à un irrésistible sens de la rythmique et de la compo fédératrice.

À ne snober sous aucun prétexte, surtout si vous adorez le Black Mélo, le Death, le Thrash et… la bonne musique.

Et pis… y'a plus qu'à agir après avoir tant écrit (lu).

Un 4/5 aussi obèse que la cote de non-popularité de François Hollande.

Podium : (or) "Cyclone", (argent) "Light The Fucking Sky", (bronze) "Violator".

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- Per Valla (guitare, chant)
- Stone (basse)
- Felix (batterie)


1. Light The Fucking Sky
2. Spawn Tyrant
3. Violator
4. Deadfall
5. Ursus
6. Cyclone
7. Blodhevn



             



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