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NILE - What Should Not Be Unearthed (2015)
Par MEFISTO le 18 Septembre 2015          Consultée 3420 fois

Quand on a l'expérience de NILE et qu'on commande le respect dans son genre, tout est possible ; l'illumination peut arriver à n'importe quel moment, tout peut aller de travers, notre carrière peut se dérouler en dents de scie ou on peut s'asseoir sur ses lauriers tachés de sang et pondre n'importe quelle merde sans que le fan fini la différencie d'un coup de génie. Chez NILE, c'est un peu tout ça à la fois, ce qui en fait un groupe normal, qui, tristement, ne sera jamais considéré comme le nec plus ultra du Death Brutal. Manque de constance, redondances, les Américains ont souvent été victimes de leur propre jeu, c'est le cas de le dire.

Prenez leur trois derniers albums, y compris cette cuvée 2015. "Those Whom The Gods Detest" était pour moi une sacrée réussite, NILE avait enfin découvert le sarcophage doré, le seul de sa disco, qui alliait l'efficacité de ses puissants débuts et la recherche maturée de sa deuxième partie de carrière. Un album varié, surprenant, inspiré, ensoleillé, catchy, compliqué, et sauvage à la fois. Ensuite, on retournait dans l'Enfer des pyramides et des sacrifices humains avec les délires égyptologiques de "At The Gate Of Sethu", plus noir et moins spectaculaire. Qu'allaient nous offrir les Américains après autant d'idées de qualité disparates ? Rien… ou presque.

"What Should Not Be Unearthed", c'est le mur. Dans mon cas, et sûrement celui de milliers de fans, le Mur des Lamentations. Pourquoi ? Il est l'antithèse des deux skeuds précédents, qui possédaient une identité, une âme, des joyaux gravés dans le roc sumérien. Là, c'est une série d'ingrédients classiques NILiens sans arômes. Dallas et Karl ont oublié de saler la mixture, alors que George blastbeat dans le vide. Déjà que la formule de ces archéologues colériques sent le réchauffé sur ce huitième album, il aurait fallu au moins des points de repère pour ne pas s'égarer dans le dedalus monotonus de cette énième pyramide. Ce triangle construit à la sueur du front du quatuor manque tout simplement de pierres angulaires pour soutenir sa légitimité. Résultat ? Il n'est pas solide et menace de s'écrouler à tout moment. Comme si Mykérinos se désintégrait dans l'ombre de ses deux grandes sœurs.

Que dire… L'album passe vite, heureusement, sans créer de haussements de sourcils, sans qu'on puisse établir avec certitude que NILE a appris de ses récents succès. Nulle part retrouve-t-on les éclairs divins des deux galettes précédentes, nous sommes en plein no man's land, dans une parenthèse polluée par les inepties passées et tracée au pilote automatique. "What Should Not Be Unearthed", c'est du NILE sans fioritures, bien interprété, mais aux antipodes de l'indélébilité, à un niveau s'approchant de la tristesse infinie.

N'eut été la seconde moitié du disque, où on retrouve quelques bons riffs, on aurait erré en pleine tempête de sable, je vous le dis.

Ce n'est pas la première fois que les Américains ratent la cible, alors d'un côté c'est sécurisant de savoir qu'ils ont au moins une constance… Alors disons bêtement, parce qu'on les aime, que ce n'était qu'une passade entre deux créatures mal assorties.

Je vous laisse traduire le titre et vous comprendrez enfin ce que les Américains auraient dû faire avec cette offrande. Ce serait cruellement le timing idéal pour entonner le célèbre refrain Where are they, whom the Gods detest

Podium : (or) "Evil To Cast Out Evil", (argent) "Age Of Famine", (bronze) "To Walk Forth From Flames Unscathed".

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- Dallas Toler-wade (guitare, chant)
- Karl Sanders (guitare, synthé, chant)
- George Kollias (batterie)
- Brad Parris (basse)


1. Call To Destruction
2. Negating The Abominable Coils Of Apep
3. Liber Stellae - Rubaeae
4. In The Name Of Amun
5. What Should Not Be Unearthed
6. Evil To Cast Out Evil
7. Age Of Famine
8. Ushabti Reanimator
9. Rape Of The Black Earth
10. To Walk Forth From Flames Unscathed



             



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