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FEAR FACTORY - Genexus (2015)
Par MEFISTO le 16 Août 2015          Consultée 3742 fois

Allons droit au but, pour chasser votre mine de dédain-dégoût.

Ben vous savez, nous sommes qui nous sommes, alors le son est très FF. Nous ne voulions pas nous plagier, mais en même temps, c'est ce que les fans veulent, alors… résumera Dino Cazares.

Le concept est encore basé sur la sci-fi, sur la dualité homme-machine. Sauf que maintenant, je voulais que les machines soient plus humaines et comprennent leur rôle dans le monde ajoutera Burton C. Bell.

Bon, voilà pour les détails journalistiques. Alors la seule et unique question qu'on doit se poser, quand on connaît le groupe, s'entend, est : ça vaut le coup ? Car avec ce neuvième album et un "The Industrialist" plus que moyen après un assez bon et enragé "Mechanize", les Américains de FEAR FACTORY sont sur une pente très glissante.

Sauf que cette fois, ils ont pris un an de plus pour s'assurer de ne pas se planter à nouveau. Surtout que "Genexus" est le premier skeud signé chez Nuclear Blast pour FF, un gros coup.

Dino Cazares et Burton C. Bell ont commencé par régler un des principaux écueils de l'album précédent : les fûts. Ils ont ainsi engagé le batteur Mike Heller comme piocheur principal sur "Genexus", question de donner un son "live" à l'ensemble, comme l'a avoué Bell. Entendez par là un son "organique normal" et non une machine à rythmes programmée comme sur "The Industrialist". Alors sans prétendre qu'on entend de nouveau Ray Herrera, disons que la double pédale FFienne est de retour.

Le duo s'est ensuite adjoint les services d'Andy Sneap au mix, qui n'est pas le dernier venu, pour venir épauler sa production menée par Rhys Fulber, son plus vieil ami et collaborateur. On peut donc dire sans se tromper que FF avait de meilleures cartes à abattre que sur "The Industrialist". Mais a-t-il su bien les jouer ? En majorité, oui. Ce qui m'empêche de sursauter de joie sont ces morceaux sans grand intérêt, que l'on retrouve sur chaque album depuis bien longtemps déjà. Ici, on peut penser à "Anodized" (alors que les pièces en 2ème position chez FF butent d'habitude) ou "Church Of Execution".

Mais en général, ça va, on s'emmerde pas trop sur ce "Genexus". Du côté des bons coups, citons la tracklist, assez bien équilibrée, la production et le mix au poil, et le podium, évidemment. À ce sujet, j'attire votre attention sur l'argent ; l'album se termine par l'habituelle balade mid-tempo et on n'est pas déçu : "Expiration Date" est prenante, intense et sirupeuse à souhait. Elle boucle bien la boucle du concept avec ces paroles disant Sous la surface, nous sommes maintenant des machines, de quoi effrayer et peiner à la fois. Regard dramatique de Bell sur notre société, arrivée au bout de sa propre corde.

Si on s'amuse presque tout du long sur "Genexus", c'est surtout grâce au brio du vieux Dino, qui s'occupe encore de toutes les cordes. On retiendra avant toute chose le pain et le beurre de FF : les riffs en acier trempé qui continuent de faire headbanguer, 25 ans plus tard. Les cisailles sur "Autonomous Combat System", "Soul Hacker", la pièce-titre, ou "Battle For Utopia", sont tranchantes et donnent toujours autant envie de se battre !

(NDLR : la basse sera dorénavant maniée par le nouveau venu Tony Campos.)

Il y a ensuite Burton, qui mérite aussi son paragraphe, hein ! Le blond vétéran est fidèle à lui-même : colérique, hurleur, il varie à merveille ses deux outils, soit le chant rageur et la voix claire, qui fait mouche sur la plupart des refrains. Cette dualité ne surprendra que les p'tits nouveaux dans l'univers des Californiens, mais dites-vous que Burton a été un des premiers à exceller dans cet "art". Et FF ne serait jamais FF sans lui, sans cette signature forte.

Et si les synthés ajoutés à la fin passent inaperçus chez certains fans, ici, ils doivent reprendre leur place dans vos esgourdes. Maniés par deux musiciens studio, ils contribuent une fois encore à enrober la matière brute des Ricains. Leurs nappes, parfois anecdotiques – genre tentative de faire "party rave", parfois parfaitement raccordées aux ambiances tranchantes du groupe, nous transportent dans cet univers argent et noir dont FF est l'inventeur.

Inutile de remercier votre dieu en vous agenouillant bêtement. FEAR FACTORY fait le travail et fournit assez de came pour que je lui emprunte ces lyrics on ne peut plus classiques, mais représentatifs de sa situation :

I will survive, I will survive!!!
I regenerated now
I've finally found a new route
Bringing new life now
I will regenerate!


Et que dire de :

After the fall
I rise above all!


Hum non, n'abusons pas.

Après CRADLE, FF m'offre ma deuxième résurrection de formations chouchous de 2015. Oui, je crois encore aux papys du Cyber Metal !

Pas besoin de vous résumer le topo ; "Genexus" égale la performance du groupe sur "Mechanize", à qui j'avais foutu un généreux 3,5/5 pour m'avoir fait saigner du nez.

Podium : (or) "Genexus", (argent) "Expiration Date", (bronze) "Autonomous Combat System" et "Regenerate".

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- Deen Castronovo (batterie)
- Mike Heller (batterie)
- Burton C. Bell (chant)
- Dino Cazares (guitare, basse)


1. Autonomous Combat System
2. Anodized
3. Dielectric
4. Soul Hacker
5. Protomech
6. Genexus
7. Church Of Execution
8. Regenerate
9. Battle For Utopia
10. Expiration Date
11. Mandatory Sacrifice (genexus Remix)
12. Enhanced Reality



             



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