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HEAVY METAL  |  STUDIO

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TESTAMENT - The Ritual (1992)
Par DARK BEAGLE le 8 Octobre 2019          Consultée 250 fois

L’éponyme de METALLICA aura quand même pas mal bouleversé le paysage Thrash US qui a vu une bonne partie de ses figures de proue embrasser le Heavy Metal, SLAYER étant exempté pour cause de départ de Dave Lombardo (il est toutefois bon de noter qu’un morceau comme Gemini montrait assez clairement ce que pouvait faire la bande à Araya dans le style). Avec plus ou moins de réussite, MEGADETH, EXODUS ou encore TESTAMENT y allèrent de leur skeud plus « abordable », tournant le dos au style des débuts et peut-être dépassé par l’émergence du Death qui promettait quelque chose de plus brutal, de plus fou.

"The Ritual" n’a pas bonne presse. Il faut dire qu’il est difficile de ne pas le taxer d’opportunisme, vu que la maison de disque a lourdement insisté pour que le groupe prenne cette direction. Les musiciens ne sont pas forcément ravis, mais ils vont s’atteler à la tâche avec un certain sérieux. "The Ritual" sonne de façon très Heavy. L’album est souvent mid tempo, parfois très lent et écrasant, il dégage une ambiance très particulière. Et là, deux choses simples : soit nous y sommes réceptifs, soit elle nous laisse complètement indifférent.

Une chose est certaine : il n’est pas facile d’aborder "The Ritual" comme un album de TESTAMENT classique. Peu d’éléments semblent être présents pour rassurer les fans du début : ralentissement des tempi, chant plus posé, voire soigné de Chuck Billy, une avalanche de mélodies qui pourraient paraître suspectes. Mais pourtant, sous-jacent, cela reste du TESTAMENT. Nous retrouvons les gimmicks de guitare qui rappellent le phrasé typique de la formation, et encore une fois, il y a une ballade à se taper le cul par terre. Là où "Souls Of Black" sentait le réchauffé, "The Ritual" va apporter un renouveau aux senteurs de BLACK SABBATH.

Le diptyque formé par le court instrumental "Signs Of Chaos" et le « speed » "Electric Crown" ouvre le bal de façon à la fois séduisante et déstabilisante. Les guitares sont fluides, le chant de Billy se veut accrocheur, notamment sur un refrain très mélodique qui passe tout seul. L’enchaînement avec "So Many Lies" fait mal, très mal. Ce titre est lourd de chez lourd, écrasant. N’attendez pas de fulgurance, elle ne viendra jamais et vous êtes condamné à finir la tête prise dans un étau qui se resserre petit à petit. Toute la première partie de l’album va ainsi jouer aux montagnes Russes. Pas qualitativement, mais au niveau de ce que cherche à transmettre le groupe.

Ainsi, le court et robuste "Let Go Of My World" se veut déjà plus agressif, sans être réellement Thrash, il en reprend quelques codes et Chuck Billy se veut alors bien plus frontal, quand "The Ritual" dégage une ambiance particulièrement sombre et angoissante. La composition démarre doucement, le Grand Chuck psalmodie presque les premières paroles avant que tout s’emballe, que le groupe nous convie à quelque obscur cérémonial. Le groupe retrouve la fibre pour écrire des morceaux plus longs, plus ambitieux, plus construits. Alex Skolnick renouvelle sa façon d’amener ses soli, qui sonnent de façon différente mais qui ne laissent pas de doutes sur les talents du guitariste.

Malheureusement, la seconde partie de l’album se délite, les titres deviennent moins accrocheurs, plus quelconques. Bien que classique, "Agony" parvient à tirer son épingle du jeu pour son rendu qui se rapproche un peu plus du Thrash, "Troubled Dreams" offre un beau final, mais c’est "Return To Serenity" qui attire tous les regards. A l’instar de "The Legacy" sur "Souls Of Black", c’est encore une ballade qui se révèle être le meilleur morceau d’un album de TESTAMENT et cela en deviendrait presque gênant ! Mais ce titre est irréprochable, avec la voix de Chuck Billy qui se fait plus vaporeuse et ce solo de Skolnick à se damner. Une claque, tout simplement.

A l’époque de sa sortie, "The Ritual" ne faisait pas rêver. Encore aujourd’hui, il se traine une sale réputation et cela provient peut-être du fait que ce disque ne s’écoute pas. Il se ressent. Il est bourré de petites subtilités, souvent dues à Skolnick qui abat encore un travail titanesque et il est si facile de passer complètement à côté ! "The Ritual" aurait pu être un très bon album si le groupe s’était montré aventureux et inventif tout du long plutôt que de faire du remplissage et s’il était sorti à une époque moins tourmentée pour le Thrash. Mais il ne s’écoute pas. Il se ressent.

Note réelle : 3,5/5.

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Par FREDOUILLE




 
   DAVID

 
   DARK BEAGLE
   ODIN

 
   (3 chroniques)



- Chuck Billy (chant)
- Alex Skolnick (guitare)
- Eric Peterson (guitare)
- Greg Christian (basse)
- Louie Clemente (batterie)


1. Signs Of Chaos
2. Electric Crown
3. So Many Lies
4. Let Go Of My World
5. The Ritual
6. Deadline
7. As The Seasons Grey
8. Agony
9. The Sermon
10. Return To Serenity
11. Troubled Dreams



             



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