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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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SOILWORK - The Living Infinite (2013)
Par DARK MORUE le 13 Mai 2013          Consultée 8306 fois

Nan mais sérieux, SOILWORK qui sort un double album ? Ils vont pas bien. Déjà que ça fait un moment qu'ils ont perdu l'inspiration, leur chef d’œuvre "Natural Born Chaos" étant leur dernier bon album en date (y'en a qui aiment bien "Figure Number Five" et "Stabbing The Drama", pour moi c'est du sous-SOILWORK totalement plat et désincarné). Les deux derniers, pfouah les bouses. En plus y'a toujours plus Wichers, donc désolé mais sans moi ; le groupe n'est rien sans lui. Et sérieux, 84 min de Mélodeath avec des refrains gayzor, non mais ça va, bonjour la saturation, tu sors de là tu violes une licorne pour te sentir viril à nouveau quoi.
Hahaha. Si vous aussi vous avez pensé ça, préparez-vous à la claque de votre vie. Et si vous ne l'avez pas pensé, vous avez probablement pris votre claque aussi.
C'est simple : on pose "Natural Born Chaos" et "A Predator's Portrait" sur un piédestal ; indépendamment, chacun des deux albums constituant ce dernier SOILWORK serait le 3ème meilleur album du groupe. Relisez si vous avez pas compris, c'est très clair dans ma tête à moi, et j'ai toujours raison, c'est moi qui chronique ici, merde.

Parce que ouais, bizarrement, 40min + 44min, ben ça passe tout seul, là où 84 min aurait fait un bloc indigeste. Même d'affilée. Parce que chacun des deux disques a la dynamique d'un album unique, qu'on s'enfile tout seul par sa durée réduite, et on a aucun problème à enchaîner sur l'autre. Coup de génie, que je me demande pourquoi les autres groupes font pas ça.
Parce que stylistiquement, ça envoie la purée. Basé sur une sorte de concept océanique évolutif, SOILWORK repousse ici ses limites, et a la marge nécessaire pour proposer absolument de tout. À moins d'être un gros hipster dégueulasse qui ne supporte la musique que quand il n'y a pas de musique dedans, ou une pucelle effrayée dès que le chanteur gueule, vous tenez un de vos albums de l'année. Non, vous tenez deux de vos albums de l'année. Faut tout de suite que j'arrête ce running gag sinon on sait pas quelle blague lourde je suis capable d'inventer.

La patte est immédiatement reconnaissable partout, mais alors, quel niveau ! Déjà attaquer tout par ce "Spectrum Of Eternity" monumental dont Speed a accouché, ça fixe. Gros blast qui défouraille de notre Verbeuren chéri (pas la moitié d'un batteur ce mec), riff qui restera toujours en tête, pour une compo rapide, agressive, avec un refrain en chant clair furieux et génial, une grosse décélération lourde à en crever. BAM. La gifle. Et par la suite, qu'importe ce que vous aimez chez le groupe, vous serez servi. Parce qu'évidement, c'est un énorme recueil de tubes, avec pas mal de morceaux catchy à mort aux refrains bien clichesques restant dans le crâne, en tête un de mes favoris, "Tongue", qui met en avant les prouesses de Björn Strid (sa meilleure performance vocale à ce jour, autant dans son chant hurlé puissant que ses intonations claires diversifiées et touchantes).

Vous êtes nostalgiques de "A Predator's Portrait" ? Eh ben foncez, vous avez des trucs comme "This Momentary Bliss" et surtout l'énoooooorme "Long Live The Misanthrope" qui y font carrément clin d’œil. Comment ça, votre préféré c'est "Natural Born Chaos" ? Roooh, resservez vous cet émouvant "Rise Above The Sentiment" : tout y est, les riffs de cristal, le refrain dans l'esprit qui va bien, manque plus que le solo éclatant de pureté et ça aurait pu finir sur l'album ultime. Même chose pour "Vesta", en un peu moins réussi néanmoins. Mais ce qui nous intéresse ici, c'est surtout ce que le groupe peut proposer de neuf. Et vous inquiétez pas, il y en a. Oh, rien qui révolutionne le genre, mais rien qu'ils aient fait auparavant, surtout sur le CD 2, le premier se contentant d'aligner les tubes, avec une certaine maestria. Quoique. "Whispers And Light", ça ressemble pas du tout à SOILWORK, désolé. Mais alors pas du tout, et Speed est presque méconnaissable dessus, écoutez et appréciez.

Les deux tracks éponymes sont deux tueries techniques bardées de riffs de la mort sortant totalement des structures habituelles. Tout y est parfait et témoigne de cette profonde envie du groupe de proposer quelque chose de plus grand, de plus ambitieux, un véritable album disposant d'une identité forte, d'un son spécifique, ne sonnant totalement comme aucun autre tout en synthétisant tout ce qui a pu être fait. Et de véritables moments de bravoure sont à noter, témoignant de l'audace et justifiant le double album : l’envolée et presque lyrique "Antidotes In Passing" et sa lead finale magnifique de nostalgie, premier morceau de SOILWORK qui s'écoute en regardant la pluie ruisseler sur notre fenêtre un soir d'automne. La désespérée, doomisante "Owls Predict, Oracle Stand Guard" qui finit l'album sur une touche sale, glauque, inédite et inattendue. Ou alors la violence ultime d'une "Leech" qui ne lésine pas sur les blasts malgré un refrain envolé superbe... Tout comme "Let The First Wave Rise", un peu moins réussie néanmoins.

Roh et puis merde, ils sont chiants ces cons-là. Ils ont réussi à nous refourguer deux albums presque irréprochables ! Les deux bien dynamiques, dans une ambiance commune, mais aux aboutissants un peu différents. Je l'ai déjà dit avant : le CD 1 est bardé de tubes, rempli ras la gueule de compositions relativement directes, explosant à la tronche, envoyant un refrain de la mort ultra efficace, bref, l’archétype de l'album de Death Mélodique ultra solide. Rien que pour lui, ça vaut déjà l'achat, car il enterre les quatre albums précédents du combo.
Et en plus de ça, voilà qu'on nous propose le second album qui contient absolument TOUT. Que ce soient des morceaux directs, d'autres hymnes à hurler, mais également d'autres monuments de mélodie lumineuse (je vais encore une fois citer "Rise Above The Sentiment" et son intro indissociable "Loyal Shadows") et d'écarts stylistiques vachement bien trouvés. Jamais SOILWORK n'a aussi bien sonné, jamais le chant n'a été aussi parfait, le niveau technique bien exploité entre soli toujours aussi ingénieux, batteur avec une ressource énorme et riffs alambiqués aux mélodies pas piquées des hannetons. Je me suis toujours demandé d'où venait cette expression. Bref, retenez que ça bute, que c'est des génies, et que je sais pas comment ils ont fait. 20 titres, rien à jeter. Voilà qui nous change des albums d'avant où on en sauvait 3 sur 13...

Donc, on va en retenir quoi ? SOILWORK a sorti un superbe album alliant mélodie, ingéniosité, efficacité, violence, contraste, son de cristal, chant hors du commun, pas chiant pour un sou et enterrant toute la concurrence. Deux fois d'un coup. BAM. Moi qui les pensais morts et enterrés, ça fait un bien fou de voir un des groupes de son enfance resurgir à son meilleur niveau à ce point... Mais alors, vous allez me demander, pourquoi seulement quatre ?
Parce que c'est injuste. Parce que c'est SOILWORK. Parce que leurs albums parfaits sont déjà sortis. Rien ne peut concurrencer la surpuissance innovatrice de "A Predator's Portrait" et "Natural Born Chaos". Mais soyez sûrs que si "The Living Infinite" nous provenait d'un autre groupe, le 5/5 aurait été accordé les yeux fermés.

Double fuck yeah : Réussir à sortir deux fois d'un coup le meilleur album de Death Mélo de l'année, voire de la décennie, c'est un exploit qui risque de ne pas être réitéré de sitôt...

4,5/5 parce que c'est SOILWORK.
Un bon gros 5/5 deux fois si cela avait été quelqu'un d'autre.

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Par MEFISTO, VOLTHORD




 
   DARK MORUE

 
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   (2 chroniques)



- Bjorn 'speed' Strid (chant)
- Sylvain Coudret (guitare)
- David Andersson (guitare)
- Ola Flink (basse)
- Sven Karlsson (claviers)
- Dirk Verbeuren (batterie)


- cd 1
1. Spectrum Of Eternity
2. Momories Confined
3. This Momentary Bliss
4. Tongue
5. The Living Infinite I
6. Let The First Wave Rise
7. Vesta
8. Realm Of The Wasted
9. The Windswept Mercy
10. Whispers And Lights

- cd 2
1. Entering Aeons
2. Long Live The Misanthrope
3. Drowning With Silence
4. Antidotes In Passing
5. Leech
6. The Living Infinite Ii
7. Loyal Shadow
8. Rise Above The Sentiment
9. Parasite Blues
10. Owls Predict, Oracles Stand Guard



             



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