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Par JEFF KANJI
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Par JEFF KANJI
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ÂMON SETHIS - DGM au Brin de Zinc, Barberaz (73)
Par JEFF KANJI le 13 Octobre 2018
Publié le 18 Octobre 2018 Consulté 409 fois

DGM tourne très rarement en France, et ma seule expérience live avec eux remonte déjà à 2013, juste avant la sortie de "Momentum", dans un fabuleux festival belge qui hélas n'existe plus. Et quand j'ai aperçu mes chouchous d'ÂMON-SETHIS sur l'affiche, cette tournée est dès lors devenue incontournable ! Deux formations Power Prog trop mésestimées qui partagent l'affiche, et tout ça pour 8 € !!! C'est donné pour une affiche de cette qualité. Sur les trois dates, Lyon semblait la plus indiquée vu ma situation géographique, mais les impératifs pro m'en ont écarté, le Very Prog festival de Toulouse étant le vendredi, c'est la date de Chambéry qui s'est offerte à moi. Le Brin de Zinc est un tout petit café-concert dans la banlieue chambérienne situé dans une zone industrielle, à la devanture metallique gravée à la fois relativement discrète et parfaitement adaptée à la réception d'évènements du genre. L'ambiance y est détendue, le couloir d'entrée proposant la billetterie sur la gauche et le passe-plat du snack en face donne sur une salle toute en longueur, avec le bar côté droit, avec un dégagement de quelques mètres devant pour pouvoir se loger au premier rang devant la scène. D'une capacité je dirais d'une centaine de personnes à peu près (peut-être un peu plus en se serrant bien), l'affluence est ce soir abondante, et dès les set de RESTFUL, la salle sera déjà convenablement remplie. Ce genre de lieu a taille humaine permet d'échanger très simplement avec ses voisins et les membres des groupes ! C'est un plaisir de retrouver les potes d'ÂMON-SETHIS et de pouvoir échanger quelques mots avec Andrea Archangeli (à qui j'amènerai ses bières quelques secondes avant le début du set de DGM) ainsi qu'avec Simone Mularoni, un peu malade ce soir-là, mais qui m'apprend surtout avoir quitté le side-project EPYSODE et surtout son propre groupe EMPYRIOS pour des questions d'agenda devenues impossibles, notamment avec le départ de son batteur Dario Ciccioni pour les États-Unis.

RESTFUL

Au fil de leurs dates, nos deux têtes d'affiche ont connu plusieurs premières parties, avec notamment STOLEN MEMORIES à Lyon. Ce soir ce sont les Grenoblois de RESTFUL qui ont la charge de chauffer la salle, ce qu'il parvient plutôt bien à faire, malgré un propos musical qui semble hésiter entre Hard Rock au feeling cool et positif, parfaitement incarné par son vocaliste Francesco, impeccable sur tout le set, parfaitement mis en valeur par une reprise de FREE, "All Right Now" qui lui met le public en poche, et Heavy plus dur, que François incarne à la perfection, veste à patchs, boucle d'oreilles et belle Jackson gauchère en main.


C'est ce qui ressort de titres comme "Stormrider" (aux harmonies pas toujours très justes cependant) mais surtout de "Wheels Of Freedom" très clairement le titre le mieux troussé de cette prestation sur laquelle le dynamisme scénique de la généreuse YaYa et du redoutable bassiste Madiba contrastent avec l'attitude d'un Gil effacé qui dégagerait presque par moments un petit côté Glenn Tipton des dernières années. Voilà un groupe qui n'a pas forcément beaucoup d'envergure (à leur décharge, la formation a considérablement changé depuis qu'il a repris ses activités et je n'ai pas connaissance de leurs projets ou de leur philosophie) mais qui s'est très bien acquitté de sa tâche, avec sincérité, le public étant, à l'issue de la prestation, mûr pour accueillir les héros pharaoniques d'ÂMON-SETHIS.

SETLIST : Escape – Love'N'Roll – Wheels Of Freedom – All Right Now (cover FREE) – Stormrider – Wild Nights – Long Way To Go – Walk Away

ÂMON-SETHIS

Masque de momie masquant son visage, tenues noires mais sobres, ÂMON-SETHIS a dû ses derniers mois faire face au départ de sa section rythmique stéphanoise, si bien que ce soir les deux Thierry sont remplacés par l'ancien batteur d'ÂMON-SETHIS dont l'attitude et le jeu sont beaucoup plus marqués Hard Rock US, tandis que son bassiste du jour est un véritable poulpe qui n'a rien à envier à Thierry Ventura son viking de prédécesseur. Et cet set, mené tambour battant mais devant une assistance qui répond très vite présent aux sollicitations de Julien Tournoud son vocaliste et interprète au charisme magnétique, il va une nouvelle fois passer en un clin d'œil ! D'autant que le groupe sait me surprendre en proposant une setlist légèrement remaniée par rapport au Satan's Fest de janvier. Et quel bonheur que cet enchaînement à couper le souffle "Aissem Tenemrâ" – "Hope" qui possède vraiment une grâce particulière qui hisse ce titre au sommet de la discographie des Isérois – "Horus", hymne immédiat extrait de son premier opus. Le groupe va revenir en 2019 avec un troisième opus – "Nitocris" – qui constituera un préquelle de la saga d'Âmon-Sethis/Ateravis, et dont un extrait débarque ce soir devant nous : l'écriture du groupe ne perd rien de sa verve et s'affine un peu plus, Adrien Gouzy, arrivé au clavier juste avant le Satan's Fest, s'étant parfaitement intégré et ayant mis les mains dans les arrangements, apportant scéniquement un plus indéniablement, participant même aux chœurs et aux réponses dans "Âmon-Sethis", incontestablement un élément positif de la formation qui est détendu et impliqué dans ses récits mystérieux, nous invitant à rejoindre la "Pharaoh's Army" aux mesures asymétriques et hypnotiques.

SETLIST : Prelude To Chaos - Aissem Tenemrâ – Hope – Horus – My Sister, My Love, My Pharaoh - Âmon Sethis - Pyramid's Book – Pharaoh's Army

DGM

DGM est dans une configuration idéale pour monter son matos et préparer la correction qu'ils vont nous infliger au cours de ce set de cinquante minutes échevelées au cours desquelles Mark Basile va sans trop peiner faire adhérer le public à sa cause. Il faut dire que très rapidement, chaque membre du groupe met le paquet scéniquement : le son est costaud, massif et la densité est maximale. Tous les membres du groupe font preuve à la fois de dynamisme et de virtuosité, ce qui a pour conséquence de couper le souffle d'un public attentif mais plutôt calme en réalité. Nous ne sommes pas nombreux à reprendre les refrains du groupe à gorge déployée, "Animal", "Reason" (seul extrait de "Momentum"), "Fallen" et bien entendu le tube magistral "Hereafter" joué en rappel qui parachève une prestation quasi millimétrée, où Simone Mularoni assurera comme un chef (à un oubli de pédale près). Je resterai assez effaré par le flegme d'Emanuele Casali qui semble d'un calme olympien tout au long du set alors qu'il abat un boulot impressionnant lui aussi entre effets, changements de son, parties de piano, et soli vertigineux, souvent réalisés en duels ou à l'unisson avec son camarade six-cordiste.

SETLIST : The Secret Pt. 1 – The Secret Pt.2 – Animal – The Passage – Reason – Disguise - Ghosts Of Insanity – Fallen - Hereafter

Je regrette tout de même le manque de variété de la setlist qui s'arcque-boute sur le dernier-né "The Passage" sans en jouer de plus mon titre favori "Daydreamer" (le groupe me confiera en avoir discuté l'après-midi et avoir hésité à l'inclure). En cela, la setlist est quasi identique à celle du Live à Milan capté sur "Passing Stages" sorti l'an dernier. "Momentum" est un album fabuleux, mais il y a aussi tout le back-catalogue qui reste désespérément inexploité depuis l'avènement de la nouvelle formation en 2009. Andrea Archangeli, le membre le plus ancien du groupe avec Fabio Costantino (quelle prestation ébouriffante derrière les fûts là aussi) me confie qu'il s'est passé pas mal de choses au sein du groupe durant la période 2007-2010 et que le groupe qui s'est reconstitué sur "Different Shapes" a connu de sacrés remous que le bassiste aura l'élégance de garder privés (je n'ai pas cherché à en savoir plus par respect) et qu'il se focalise sur sa deuxième naissance, la dynamique positive créée par "FrAme" ayant eu une importance capitale sur l'évolution du groupe et santé (et oui, le line-up n'a pas bougé depuis bientôt dix ans, ce qui peut paraître incroyable). Je peux rêver avant d'écouter à nouveau "Living On The Edge" (réenregistrée sur "Synthesis" pourtant par le line-up actuel).
Cette atmosphère à la fois cool et sérieuse des membres du groupe permet réellement d'échanger, et de presque les interviewer sans en avoir l'air. Andrea Archangeli pour finir, quand je lui dis que payer 8 euros pour ce qu'on a eu ce soir est presque indigne de leur talent et de celui d'ÂMON-SETHIS, il me confie qu'il est très fier de pouvoir proposer des concerts de ce genre, car il ne se verrait pas faire payer 30 € de tickets sans amener le contexte et la salle qui va avec : une belle preuve d'humilité !



Après avoir passé presque toute la fin de soirée à chanter tout ce qui nous passe par la tête avec Adrien d'ÂMON-SETHIS, qui du haut de ses vingt ans, dispose d'une assurance et d'une maturité qui peuvent l'emmener loin (une aubaine pour ÂMON-SETHIS), partageant notre admiration pour AYREON, SAVATAGE et consorts (sans oublier WINGER, au grand dam d'Olivier et Julien), et recueilli très sympathiquement par l'intermédiaire de Pierre, le batteur de retour pour quelques dates, la possibilité de récupérer un exemplaire physique du premier album des Grenoblois, il est déjà presque temps de quitter les lieux, non sans échanger quelques plans matos avec Emanuele Casali que j'en profite pour complimenter pour son autre projet ASTRA (je n'évoque pas NOVERIA qu'il a quitté, remplacé par le non moins sympathique Julien Spreutels) et en demander les suites. J'apprends ainsi par surprise qu'Andrea Casali a formé un nouveau projet ICEFISH en compagnie de Marco Sfogli et Virgil Donati (rien que ça !) et qu'ils ont sorti leur album l'an dernier (encore un disque pour le soldat Kanji). ASTRA aura bien un avenir, mais comme il l'a fait sur ses trois premiers opus, mettra un point d'honneur à proposer quelque chose de différent. L'avenir reste à écrire.

On est certes crevé, mais il faut faire les trois heures de route dans l'autre sens pour regagner nos pénates, après une journée personnellement intense (j'étais encore le matin même à Saumur), pour se coucher décalqué mais heureux. Long Live Power Metal !!! Un grand merci encore au Brin de Zinc et au groupe pour leur accueil chaleureux.



             



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