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GOTTHARD @Lyon
Par GEGERS le 22 Octobre 2014
Publié le 25 Octobre 2014 Consulté 5620 fois



Quatre ans après la tragique disparation de son chanteur Steve Lee, ô combien charismatique et talentueux, GOTTHARD est parvenu tant bien que mal à se relever, et à renaître de ses cendres (le symbole de l'album Firebirth). Le parangon de cette renaissance est le vocaliste australo-suisse Nic Maeder qui a usé son timbre légèrement éraillé sur les deux derniers albums en date du groupe, le redouté Firebirth, porté par un hédonisme assuré et le bonheur simple de poursuivre sa route, et le convaincant Bang !, un peu plus fouillé que son prédécesseur, qui reprend les choses là où le groupe les avait laissées avec Need To Believe, dernier album enregistré en compagnie de Steve Lee.

Si le groupe jouit d'une popularité enviable en Suisse, où il remplit des salles de plusieurs milliers de personnes lors de chaque concert, la France réserve un accueil bien plus frisquet à GOTTHARD, malgré ses 22 années d'existence. Les quatre dates sur notre sol (Marseille, Lille, Paris et Lyon) sont pourtant l'occasion pour le groupe de faire montre d'une soif de vaincre retrouvée après une longue période d'incertitude. A Lyon, le groupe se produit ainsi au Ninkasi, en face du stade Gerland, sympathique salle connue des amateurs du genre à la capacité de 600 places. Une redite, puisque les Suisses s'étaient déjà produits dans cette même salle en 2012. Pour autant, ce sont à peine 500 personnes qui semblent avoir fait le déplacement au moment d'applaudir les Orléannais de WILD DAWN. Tous vêtus de chemise à carreaux, façon bûcheron, les 4 rockers balancent leur hard burné devant un parterre timide et bien peu réactif face aux invectives d'un chanteur qui, s'il dispose d'un certain charisme et d'évidentes qualités vocales, a le mauvais goût de tutoyer le public, ce qui a le don d'agacer au plus haut point votre serviteur. Considérer le public comme un tout plutôt qu'une somme d'individualités, cela revient à déshumaniser (peut-être pour aider à combattre un stress, que l'on sent palpable). Si le groupe tient autant d'un Motörhead que d'un AC/DC, il prévaut grâce à la prestation de son guitariste épileptique, qui se voit secoué de soubresauts à la manière d'un Angus Young, l'utilisation d'une Gibson SG renforçant l'indéniable filiation. Une prestation énergique pour une musique sympathique. Avec 3 albums au compteur, WILD DAWN fait en tout cas preuve d'un professionnalisme et d'une sincérité évidentes, le groupe s'amusant même d'un souci technique qui voit deux retours prendre feu à la fin du concert.

GOTTHARD a toujours été doué pour les accroches. Doté d'un sens inné de la composition, auteur de dizaines de mélodies qui font mouche dès la première écoute, le groupe envahit la scène au son d'un « Bang ! » aux allures de déflagration. Ce titre, qui ouvre l'album du même nom, permet d'apprécier un son fort correct et de voir les 6 membres du groupe, sourire vissé jusqu'au deux oreilles, se déchaîner au son de leur hard rock mordant et tubesque. Accordant une place de choix à son nouvel album (1/3 de la setlist sera constituée d'extraits de ce dernier opus), GOTTHARD enchaîne avec le direct « Get up 'n' move on », qui malgré son énergie brute peine à dérider un public quelque peu décevant sur le début de concert. N'ayant débuté sa tournée européenne que quelques jours plus tôt, les Suisses sont en pleine forme, et sont heureux de pouvoir s'exprimer en français, Leo Leoni, Nic Maeder et Freddy Scherer étant tous les trois francophones et francophiles. « Ici, c'est ma ville ! Leoni... le LYON », lance un Léo hilare à une foule qui, peu à peu, s'investit pour ne faire plus qu'un avec le groupe. Les deux extraits de l'indispensable album « Domino Effect » (2007) passent fort bien le test du live (notamment l'enlevé « Master of Illusion »), mais c'est bien sur le matériel post-Steve Lee que le groupe a décidé d'insister. A ce petit jeu, les deux power-ballads que sont « Feel what I feel » et « Remember it's me » fonctionnent à merveille, mêlant puissance et émotion avec une sincérité bluffante, tandis que la puissance de « What you get » permet d'apprécier la prestation d'un Nic Maeder qui, sans bénéficier de l'aura entourant son regretté prédécesseur, a gagné en confiance et a amélioré son jeu de scène.



Bien sûr, les Gotthard restent funs, s'amusent avec les photographes (notamment l'exubérant Leo Leoni) mais n'oublient pas de se servir de leurs instruments, comme sur l'indispensable « Hush », prétexte à un duel de guitares entre Freddy et Leo, ces derniers s'amusant à écumer les riffs les plus populaires des 50 dernières années. Si on regrette l'absence de la poignante « Heaven », « One life one soul » joue parfaitement bien le rôle de la ballade intimiste, précédée d'un court instrumental acoustique dédié à celui qui, « parti trop tôt, reste dans nos coeurs », comme l'indique Leo Leoni durant ce moment d'intense émotion. Réussie dans son adaptation en langue française, écrite expressément pour la tournée dans notre pays, la balladee « C'est la vie » vient calmer les esprits avant une fin de concert toute en énergie, l'indispensable « Lift You Up » fédérant la foule avant les rappels. Audacieux, ces derniers voient le concert s'achever sur l'épique « Thank You », titre complexe et orchestral, doté de plusieurs degrés d'émotion, qui a grand renforts d'orchestrations constitue une fin originale autant que bien choisie. Ce morceau, originellement composé par Léo en hommage à sa mère, prend ici un sens nouveau lorsque le groupe la dédie au public, qu'il remercie pour son indéfectible soutien.



On en aurait bien repris (d'autres dates, dont Lille, ont eu droit à des sets plus longs de deux ou trois titres), mais il faut reconnaître que GOTTHARD a vaincu la capitale des Gaule fort aisément grâce à son hard rock burné qui ne souffre d'aucune concurrence. Après les coups durs, le groupe revient dans une forme éblouissante qui, espérons-le, a vocation à durer. Un concert aux allures de coup de pied au cul, qui fait sacrément du bien.

Setlist :

Bang!
Get Up 'n' Move On
Sister Moon
Right On
Master of Illusion
Domino Effect
Feel What I Feel
Remember It's Me
What You Get
Starlight
The Train
C'est La Vie
One Life, One Soul
Hush
Lift U Up
Rappel :
Anytime Anywhere
Thank You



             



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